
En me levant ce
matin, je me suis dit: "Qu'il passe vite le Temps !"
Larmes coulées en mon âme grise... Tristesse des années
envolées !
Quand les années
derrières
Sont plus nombreuses que devant
Du blues, sonne l'heure
Le Temps est le plus grand des voleurs !
Et pourtant, et
pourtant !
Il me reste
tellement à faire
En aurais-je le Temps ?
Dans la solitude, je me terre
Tout est silence, rien n'entends !
Et pourtant, et
pourtant !
Splean d'automne, il
est loin mon printemps
L'hiver à ma porte
Dans les couloirs de ma vie
Il rode le Temps !
Et pourtant, et
pourtant !
Il n'y a pas si
longtemps
J'avais dix-sept ans
Mon coeur ne battait que pour lui
Depuis, le Temps m'emporte dans sa nuit !
Et pourtant, et
pourtant !
Mon âme s'affole
dans le ici-maintenant !
Les blues d'automne
Laissent des bleus à mon coeur d'enfant
Hier est là, présent, demain, croquerais-je la pomme ?
Et pourtant, et
pourtant !
Il me reste tant à
donner, à chercher
Tant à recevoir, à trouver !
Temps, suspends ton vol !
Cesse d'envoler mes ans !
Et pourtant, et
pourtant !
Je te dis ces mots
de vie
Je t'aime, t'aimerai encore et encore
T'aime , t'aimerai jusqu'à la mort !
Et pour tant de
Temps !
Et pour Temps
D'Éternité !
Ode
5 octobre 1999

L'Été fuit, il
m'abandonne,
mes rides sont feuilles d'automne.
Loin derrière est perdu mon printemps,
effacés mes vingt ans.
Aujourd'hui,
je bats la pluie
plus souvent que bat ma vie.
Je m'enferme tout seul dans mon oubli,
je ne suis plus ici.
Si je
pouvais suspendre le temps,
je retournerais à cet instant
où je t'ai pris la main
pour marcher notre chemin.
Le jour
fuit, il m'abandonne,
mon âme n'a plus sa chaleur.
Mes paupières se font voiles de noirceur,
effacé le jeune homme.
Aujourd'hui,
je bats les pleurs,
plus souvent que bat mon coeur.
Je m'enferme tout seul dans le brouillard,
je ne suis plus nulle part.
Le soir
fuit, il part aussi,
mon esprit se fait hiver.
Mes souvenirs se font de pierre,
effacés mes hiers.
Si je
pouvais suspendre le temps,
cela serait ce doux présent,
ce merveilleux moment
où je suis encore ton amant.
L'Automne
s'est épris de moi,
une saison s'empare de moi.
Mais je n'ai pas crainte de ses ébats,
tu es, là tout près de moi.
Éloix
10/99

©

« Avant le déluge » de Sarah Longlands ©
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