
S'il fallait que tu
ne reviennes
Que je ne vois plus ton cher visage
Que je n'entende plus ta voix
Que plus jamais tu ne me prennes !
Et s'il fallait !
S'il fallait que les
années pleuvent sur nous
Comme tornades, comme mer en furie
Que nous devenions autres
Ou avec le Temps
Seuls, que des vieillards grelottants !
Et s'il fallait !
S'il fallait que la
Vie nous sépare
Mon amour, à jamais
Que nous rencontrions consolations
Auprès de l'autre, pour passer ce Temps !
Et s'il fallait !
Et s'il fallait, te
rejoindrais-je dans cet Ailleurs
Dis-moi mon âme, dis-moi mon coeur !
L'Éternité, sans toi, me semble impossible
La Vie sur cette terre se fait lourdeur !
Et s'il fallait !
Et s'il fallait que
tu n'entendes pas
Que me languis de toi
Que mes yeux se font tristes
Que mon âme, va à la dérive des continents
Mon amour, mon amant !
Et s'il fallait !
S'il fallait que tu
me reviennes
Que tu habites ma Maison
Que je te sente là
En mon esprit, vivant !
Et s'il fallait !
Et s'il fallait que
tu sois-là vraiment
Que nous foulions ce Chemin
Tous les deux, ensemble
Jusqu'à ce que les dieux nous rappellent à eux !
Et s'il fallait !
S'il fallait que
nous deux on se vive enfin !
Maintenant et à Jamais !
Et, dis-moi, s'il
fallait !
Comme nous serions heureux !
Exaucés, nos voeux !
Et s'il fallait
S'il fallait que le
rêve ne soit permis
Comme ennuyeuses seraient nos vies !
Et s'il fallait !
Ode
25 septembre 1999

Et si tout
s'écroulait
autour de toi,
s'il fallait
être seule et toi.
Et si le ciel est
gris
un jour parfois,
il faut avoir la foi.
Il faut voir
derrière les nuages
les éclats d'or de lumières-soleils
Il faut voir après les orages
les promesses d'arc-en-ciel.
S'il fallait que
route
soit solitaire,
une marche-doute,
meurtrière.
Et si l'amère
te fait des misères,
il faut être prière.
Il faut voir plus
loin que chemin
à l'horizon des chagrins-malheurs.
Il faut voir venir les rosées-matins
où se lève le bonheur.
Et si l'ennui
saisissait ton esprit,
s'il fallait
vivre la nuit.
S'il fallait que la
lune
ne soit qu'absence,
il faut être patience.
Il faut voir à
travers le voile
les diamants, éternelles étoiles.
Il faut voir dans la voie lactée
les voies vers amitiés .
Éloix
09/99

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« Reflets du soleil-levant » de Peter Harper ©
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