Je m'ouvre à toi
Mais tu ne me veux pas
Je m'offre à toi
Tu ne me prends pas


Déjà parti avant que le soir ne tombe
Déjà parti avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !


Je t'invente des plages blondes
Tu n'y viendras pas
Je crée des autels
Tu ne m'y sacrifieras pas


Déjà parti avant que le soir ne tombe
Déjà parti avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !


Toi qui me manques avant même l'aube
Toi, l'ombre qui ne reflète pas
Tu ne m'as jamais touchée
Et tu me manques déjà


Déjà parti avant que le soir ne tombe
Déjà parti avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !


Je t'imaginaire des fados pendant des nuits
Tu ne les chanteras pas
Je te sculpte des étoiles-merveilles-jolies
Tu ne les attraperas pas


Déjà parti avant que le soir ne tombe
Déjà parti avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !


Je te peins des mers, des pays de légendes
Tu n'y vogueras pas, tu ne les verras pas
Toutes les Fées du monde
Jamais ne verras, jamais n'aimeras


Déjà parti avant que le soir ne tombe
Déjà parti avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !


Je t'ai inventé
Tu n'existes pas !


Déjà parti avant que le soir ne tombe
Déjà parti avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !


Et, tu me manques déjà...







Ode
7 décembre 1999

















Tu as fait beaux tous ces rêves,
Immortels,
Des mers et des grèves,
D'où ces rêves
Montaient dans le ciel,
De l'autel,
En offrandes-fumées brèves.


Feu de Bengale,
Violons des Grands Bals !
Coeur d'Azur,
Amour si pur !
Une Écriture !
Celle de l'aventure
Aux levants
Des soleils d'amants,
Toi, Roman .


Des châteaux en Espagne,
Sans le pagne !
Pour cacher ton Âme,
Diaphane !
Aux voiles de Chine,
Bat poitrine !
De ces fièvres divines.


Amour friable,
Coeur en chamade !
Roc d'un Phare !
Feu-miroir !
Capture-gloire,
Celle de la Lumière,
Lampion-chair,
Flamme des enfers,
Corps-prières.


Moi,
Je vibrais de tes ondes,
Habitais dans tes mondes,
M'y faisait niche en toi.


J'étais qu'une Ombre,
Presque rien, juste pénombre
Un corps-vapeur,
Poitrine-sans-un-coeur,
Juste un grand froid...


J'étais la nuit,
Sans souffle, sans âme,
Sans la vie !


Mais Moi...
Je rêve aussi :
Tes rêves enfuis,
Dans mon Oubli.





Je retourne à mes nuages,
Sans espoirs !
Je n'serai pas ton Page,
Illusoire !
Mes rêves sont chimères,
Cimetière !
Des désirs d'Ombre
Qui sombrent.


" Feu de Bengale,
Violons des Grands Bals !
Coeur d'Azur
Amour si pur !
Une Écriture !
Celle de l'aventure
Aux levants
Des soleils d'amants,
Toi, Roman . "


J'étais déjà une Ombre.
Je voulais être ton ombre,
Ne plus être seul au monde.


Mais toi,
Vas !
Conquiert tous ces mondes !
Tes rêves-fruits
Sont tes pays,
Tes Amours, tes seuls Amis.
Oublie moi !


Mais Moi,
J'étais déjà une Ombre,
Sans univers,
Sans un monde,
Presque néant,
Une poussière d'amant,
Non ! Rien vraiment.







Éloix
12/99




©




« La mujer medievale » de Alioto HEBE ©




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